Textes

PULSION DE VOL

C'était un ancien garagiste Français de souche unilinguiste Un bon gros prolétaire Seul avec son cancer Il habitait une banlieue nord Bien loin du premier port Mais il aimait la mer La pêche et le grand air Il rêvait d'partir loin Prendre son pied marin Mais il était écrit Qu'il vieillirait ici

Quand on est prisonnier d'une sale destinée, il faut bien s'évader… Quand on est prisonnier d'une sale destinée, il faut finir en beauté…

Vieil utopiste libertaire Un éternel contestataire Il méprisait les vieux cons De sa génération Seuls les jeunes du quartier Venaient le visiter Pour cette gomme à fumer Que le vieux revendait C'était sa botte secrète Il aimait la fumette Son commerce malhonnête Finançait sa retraite

Quand on est prisonnier d'une sale destinée, il faut bien s'évader… Quand on est prisonnier d'une sale destinée, il faut finir en beauté…

Le tournant dans sa carrière Ce fût un fait divers Trois coups de revolver Dans une agence banquaire Il a enfin pu se payer Le grand voilier dont il rêvait Qui pouvait deviner Vers où il s'en allait Quelques années pour profiter Il en avait tant à rattraper Quand les flics l'ont trouvé A son mât il pendait

RedSteph
Lina 27 octobre 2013 at 12:47

Salut, bien vu, comment se débarrassé du super flux??

Répondre - Link
Lina 27 octobre 2013 at 12:57

« Au pas de l’oie »
Pas tout à fait d’accord, Y en a encore qui suive le mouvement du joli mois de Mai…ouf heureusement. Merci à vous

Répondre - Link

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.